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Un papa lance un appel pour l’anniversaire de son fils autiste, les réseaux sociaux s’emballent

Un papa a lancé un appel pour que son fils autiste ne passe pas son onzième anniversaire seul. Depuis, son message posté sur Facebook cartonne sur les réseaux sociaux et des lettres du monde entier arrivent à Grenoble.

Un grand sourire, une paire de lunettes noires et une chemise à carreaux. Du haut de ces dix ans, rien ne distingue Kevin d’un autre enfant de son âge. Rien ou presque. Car à 18 mois, Kevin a été diagnostiqué autiste.

Depuis, sa famille n’a organisé qu’un seul de ces anniversaires avec des enfants de son âge. « Il est né en août, donc, entre ceux qui partent en vacances et ceux qui ne veulent pas venir… Il n’y a jamais personne pour l’aider à souffler sa bougie », raconte son papa, Laurent Bordet, à LCI.

Cette année, même constat. Pas un enfant de son école ou de son quartier n’a répondu présent à l’invitation envoyée.

Alors dimanche, sur Facebook, Laurent Bordet lance un appel.

Voici la publication en question

Comme une bouteille à la mer. Il demande aux utilisateurs d’envoyer des cartes postales à son fils, pour éviter qu’une année encore il soit seul. Rapidement, le message trouve une oreille, une attention.

Il se partage sur Facebook, puis sur Twitter et tout s’emballe.

 

Depuis, les courriers arrivent du monde entier. Une soixantaine de lettres et de colis en deux jours dans cette maison de Grenoble. « On est dépassé par l’ampleur du phénomène… Mais on est vraiment très ému. Et Kevin aussi, pour la première fois, il attend le facteur avec impatience ».

Des courriers de France, de Slovénie, des États-Unis…

Le papa se réjouit aussi que, pour une fois, cela permette de s’intéresser à l’autisme. « Je voulais juste que d’autres enfants parlent avec lui, lui envoie des cartes postales ou des dessins pour leur montrer qu’il n’est pas si différent d’eux. Qu’il a besoin d’amour de la même manière ».

Derrière cette initiative, se cache un combat quotidien. D’un voix calme, Laurent détaille les difficultés de chaque jour. Trouver une école qui l’accepte, organiser son emploi du temps, trouver des fonds pour les intervenants, les médecins… Au final, sa femme s’est arrêtée de travailler pour s’occuper de lui. Avec son salaire de cuisinier, les difficultés s’accumulent. Pas suffisant pour faire vivre cette famille de quatre personnes et payer les professionnels pour Kevin. C’est pourquoi, en 2011, ils décident de lancer une association.

A cette difficulté financière s’ajoute une distance sociale. Il n’a été invité que deux fois à des fêtes. Et seulement pour ses dix ans, ses parents ont réussi à organiser un anniversaire. « A l’école privée où il est, nous avions lancé une opération de sensibilisation pendant trois jours. Après ça, tous les enfants voulaient jouer avec lui et s’en occuper. » Et pour ses dix ans, quinze petits ont poussé la porte de la maison familiale pour venir être avec lui.

Un an plus tard, pas de sensibilisation et des invitations qui restent des lettres mortes. Pas de retour, pas de petits camarades à inviter. D’où l’idée de demander à ses contacts Facebook une petite attention pour Kevin, une lettre ou un dessin. Depuis, les cartes postales et autres colis affluent des quatre coins de France mais aussi de New York, de l’île Maurice, de Slovénie ou encore du Portugal. En attendant son anniversaire, jeudi prochain, Kevin met tous ces colis dans une grande boite verte. « On est vraiment très ému par cette affluence. A tous, merci pour lui ! »

 

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